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  Développement personnel et Social

Anatomie d’une Anecdote

2 Novembre 2014 , Rédigé par Undercover Publié dans #Assertivité

Un système en 3 Etapes

Anatomie d’une Anecdote

Si je te dis qu’une anecdote intéressante bien racontée à une femme peut stimuler son attirance, cela te surprend-t-il ? 

 

Cela ne devrait pas car une anecdote bien narrée relate diverses émotions. Et l’attirance n’est que variété et intensité des émotions.

 

En effet, toute bonne histoire fonctionne comme l’hypnose ; elle peut faire émerger un désir ardent juste en racontant des événements presque innocents.

 

Inutile de faire dans l’arrogance ou dans l’extrême, une anecdote bien narré a le même effet qu’un accomplissement spectaculaire et audacieux.

 

Une histoire bien racontée peut « électrifier" une conversation, « charger » un rencard et elle peut même faire changer l’opinion d’une personne.

 

La clef d’une histoire ? Délivrer une anecdote.  Une histoire emmerdante ou légère peut avoir les effets précédents inverses (une vie ennuyeuse et terne, sans émotion) et donc elle peut te faire passer pour un pauvre gars chiant et antipathique.

 

Mais, rassures-toi délivrer une anecdote n’a rien d’homérique. En fait, c’est presque aussi simple que de cuisiner un plat. En cuisine, ce qui fait un bon repas c’est la bonne selection des ingrédients en les combinant dans la bonne séquence ! Alors laisse-moi te donner la bonne « recette » pour délivrer une anecdote…. aussi simplement qu’un et un font deux.

 

ETAPE 1 : La large séquence d’ouverture et l’incident déclencheur.

 

L’essence même d’une narration veut que l’auditeur puisse facilement s’identifier au sujet de l’histoire. La clef de la première étape consiste en  l’identification, comme un spectateur s’identifie au personnage principal d’un film.

 

Alors quels sont les sujets auxquels les autres peuvent s’identifier ? Pour les femmes ce qui est certains, les sujets « brûlants » auxquels elles s’identifient sont les suivants :

 

  • La première cuite
  • Le premier amour
  • Le premier baiser sur la bouche
  • La première « boum »
  • La perte de la virginité
  • La plus grande peur

 

Les sujets précédents ont tous deux points en communs :

    1) C’est un moment intense en émotion

    2) Ces moments ont été vécus par tout un chacun.

 

Toute histoire doit donc avoir cette large séquence d’ouverture - large car commun à tous. Et, pour sélectionner un large « sujet », tu dois prêter une attention au moments inoubliables car ils sont souvent associés à un instant largement émotionnel. Généralement ces moments intenses inoubliables sont partagés par ton auditeur. 

 

Avec la gente féminine, tout sujet romantique ou sexuel est largement recommandé.

 

Une fois la séquence d’ouverture trouvée, faut-il encore attirer ton auditeur avec un moment précis. La précision d’une situation ne s’acquiert qu’avec des détails ; ravive ta mémoire avec des « mots visuels ».

 

Voici deux exemples d’anecdotes :

 

« Le jour où j’ai perdu ma virginité, j’étais en voiture raccompagnant une nana rencontré le même jour…. »

 

« Le jour où j’ai perdu ma virginité, j’avais emprunté la camionnette mauve de ma mère. J’avais rencontré cette jolie brunette sur le parking de Monoprix ce jour là…. Ce dont je me souviens après ? Une embrassade vigoureuse sur les sièges arrière mauves de a camionnette de ma mère ».

 

Quelle est la meilleure séquence  d’ouverture ? La seconde semble plus encourageante… En effet, les détails sont visuels et aide l’auditeur à se représenter la situation pour mieux la « vivre ». Plus tu décris des lieux, des sons, des odeurs plus l’auditeur « vivra » l’anecdote et plus il voudra en savoir plus.

 

Attention toutefois à ne pas trop en faire : seuls deux ou trois détails suffisent. Ne t’évertue pas à tout décrire, relèves uniquement quelques détails intéressants.

RESUME ETAPE 1 : Trouve ta séquence d’ouverture en te focalisant sur un sujet émotionnel auquel puisse s’identifier ton auditeur. N’oublies pas les sujets sexuels ou romantiques en conversant avec les femmes.

 

Trouve ton incident déclencheur en choisissant deux ou trois détails visuels, olfactifs ou temporels. Efforce-toi de rester descriptif et précis pour faciliter l’identification à l’anecdote. Pour t’aider voici quelques questions à te poser :

    Quel était la température extérieure à cet instant précis ?

    Comment étais-tu habillé ? 

    Quelle chanson associes-tu à ce moment ?

 

Attention toutefois à ne pas trop en faire sur les détails trop descriptifs. Cela peut ruiner l’intérêt de ton anecdote pour la rendre chiante.

 

EXEMPLES DE SEQUENCE D’OUVERTURE ET D’INCIDENT DECLENCHEUR :

 

« … je me souviens de mon premier baise sur la bouche, c’était au printemps courant avril - je m’en souviens car la journée était incroyablement chaude, c’était un vendredi à 35°…. »

 

« … Systématiquement, quand je vois des costards tout de blanc vêtu, je repense à ma première soirée… je me souviens qu’une tenue complète en blanc, pour moi c’était stylé !…. »

 

« … A chaque fois que j’entends la chanson-titre du Titanic chantée par Céline Dion, je repense à Alexia ma première petite amie…. »

 

 

ETAPE 2 : Installer de la tension en décrivant du conflit.

 

Toute force d’une anecdote demeure dans l’ACTION. Et dans toute bonne histoire, la formule de l’action est la même.

 

Un individu désire accomplir quelque chose > il ne saisit pas l’opportunité immédiatement > un conflit l’empêche de le réaliser > il l’accomplit ou non.

 

Toute histoire, filmique ou littéraire, suit ce même schéma. Un protagoniste, un objectif et un obstacle. Voilà les 3 vecteurs de toute ACTION.

 

Même si nous sommes tous adeptes des bonne histoires, nous manquons trop souvent à intégrer ces 3 impératifs pour installer dans la tension. I importe de bien comprendre la formule pour raconter efficacement une anecdote.

 

 

Voici un exemple d’histoire qui a fait un joli flop ! Tu comprendras pourquoi….

 

C’était Sylvain, un collègue qui racontait cette anecdote a un groupe et tout le monde le regardait coi à la fin. Je te fais un résumé rapide :

 

« C’était le weekend dernier, j’attendais  dans un salon de tatouage quand une belle et grande brune rentrait tout juste… l’activité du salon s’est alors tu un instant…. Le gros derrière le comptoir la reluquait, le mec en face de moi jetait des regards pernicieux derrière son magazine… Le temps s’était presque arrêtait jusqu’à ce que ce mec rentrait dans le magasin… un blondinet sec et musclé la suivait et s’assit à côté. C’était son mec ! »

 

Fin de l’histoire ! Nous restions coi en attendant la suite… voilà voilà… Il  se contentait de nous dire ‘ben voilà… ce mec s’avérait être son mec. ». Ok, Sylvain et alors ? Autant te dire que le restant du groupe s’est bien moqué de lui… même si le début de son histoire avait de bonnes idées, il a fait choux-blanc !

 

OK, nous avons du détail une bonne séquence, un bon incident déclencheur… mais aucun CONFLIT. La raconter aurait eu un intérêt si par exemple, le gros derrière le comptoir l’aurait abordé juste avant que le blondinet arrivait. Là il y aurait eu conflit car un obstacle s’impose. 

 

Après cela il faut résoudre le conflit. La brune aurait-elle refilé son numéro au gros type ? Le blondinet lui aurait peut être cassé la gueule ou proposer un plan à trois ? 

 

Bref, au moins l’auditeur aurait été impliqué. Manquer d’injecter un peu de conflit dans une anecdote est sans doute la première cause d’échec d’une histoire bien narrée. Même un léger conflit dans une courte histoire peut générer de l’intérêt !

 

Si on revient à notre histoire précédente sur la « perte de virginité », même si tu n’as eu aucune résistance féminine, efforce-toi de trouver un conflit.  Cela peut être dans l’utilisation du préservatif, dans tes prouesses sexuelles ou de ta maladresse avec la femme. Tous ces obstacles intègrent aisément la formule d’une bonne anecdote.

 

Ne l’oublies pas quand tu racontes une anecdote : Dans toute bonne histoire, il y a toujours un protagoniste qui désire quelque chose mais qui ne l’as pas immédiatement car confronté à un obstacle. Si tu tiens ces deux éléments alors tu détiens une bonne anecdote à raconter.

 

RESUME ETAPE 2 : En injectant du conflit dans ton anecdote, tu engages ton auditeur. Pour créer du conflit, il faut deux éléments 1) un objectif 2) un obstacle.

L’objectif s’aligne souvent avec la séquence d’ouverture de l’histoire. Ce qui importe c’est le conflit, alors efforce-toi de passer du temps à développer ton objectif et ses obstacles. Tu dois en faire suffisamment pour que l’auditeur ressentent à quel point le protagoniste désire accomplir son objectif en amplifiant la résistance de l’obstacle.

L’émotion ressentie de l’auditeur provient de cette étape, ainsi efforce toi de travailler la tension dans ton histoire. Saupoudres de quelques détails (comme dans la première étape) pour que ton auditeur puisse « vivre » le conflit.

 

EXEMPLES ETAPE 2 : Voici à quoi pourrait ressembler de la tension et de l’action.

 

 

« … Systématiquement, quand je vois des costards tout de blanc vêtu, je repense à ma première soirée… je me souviens qu’une tenue complète en blanc, pour moi c’était stylé ! Je me souviens que je voulais impressionner mon rencard. Pendant des semaines avant cette soirée, je pratiquais tous les soirs quelques pas de danse devant la télé, j’avais loué une Mercedes exprès pour l’occasion. J’avais même dépensé mon argent de commis serveur pour cette soirée ! Tout fut planifié, et tout se passait bien ce soir-là…. jusqu’à la dernière danse. C’est à cet instant qu’un autre mec vint l’inviter à danser.

 

ETAPE 3 : Résoudre Le Conflit et En Tirer Une Morale.

 

 

En accomplissant les deux premières étapes, tu devrais voir ton auditoire dans l’expectative de la résolution du conflit. Précédemment, dans l’étape 2 nous avons pris l’exemple d’un premier rencard. Nous sommes tous dans l’attente de la réaction de la partenaire… « va-t-elle accepter l’invitation de l’autre homme ? », « a-t-il réagit à cette intrusion ou a-t-il laissé faire les choses ? »… 

 

Comme toute anecdote est au fond véridique (malgré quelques exagérations), il faut donc clore le conflit en toute authenticité. Malgré un éventuel échec, il faut la reconnaitre.  Toutes les meilleures histoires sont celles dont la résolution du conflit n’est pas atteinte.

 

Laisse-moi te donner un exemple de résolution pour clore l’anecdote précédente.

 

« . jusqu’à la dernière danse. C’est à cet instant qu’un autre mec vint l’inviter à danser. Et ma partenaire accepta l’invitation de ce connard ! Crois-moi, j’étais furieux ! Mais en écoutant « hanging on a moment » passé comme chanson final, j’ai réalisé à quel point j’étais con. Vouloir séduire une femme avec une Mercedes, un costard bland et quelques pas de danse !!! Si une femme me choisit pour ma réussite je ferais mieux de ne pas la séduire ou à l’inviter en soirée, non !   Alors, au première note de la chanson, j’ai préféré quitter la soirée en me promettant de ne plus jamais gaspillé mon argent pour impressionner les autres et séduire les femmes »

 

Tu remarques dans cette anecdote que la résolution se finit mal, car non aboutit, pourtant une attitude a été vaincue et l’impact n’en est que meilleur ! Je te l’accorde cet exemple n’est pas digne des meilleurs films ou oeuvre littéraire, mais dans un contexte social, cet exemple intègre tous les éléments nécessaires à une bonne anecdote.

 

Résoudre son histoire est un point crucial. Il ne faut donc pas tomber dans le piège d’une histoire sans fin ou mal construite. Pour chaque histoire il devrait avoir un climax sans appel ; et la meilleure manière de la signaler consiste à énoncer une « morale »

 

Quand je parle de « morale » d’une histoire, je n’entends pas forcément une grande leçon de vie ni d’une philosophie de vie. Une morale est aussi simple que l’énonciation d’une nouvelle perception apprise (ex. « voilà pourquoi je ne bois pas plus de Pastis » ou « dorénavant, je ne vais plus draguer les grecs ».). Tu clos alors ton anecdote avec grâce.

 

Finir par une note « abstraite » peut être utile pour attirer une femme car cela peut donner lieu à un échange. Elle aura naturellement tendance à raconter une expérience similaire.

 

 

Je voudrais terminer cet article en expliquant qu’une histoire n’est pas une succession soignée de belle phrase. Contente toi uniquement d’avoir dans un coin de ta tête ces 3 étapes, la fois prochaine que tu es en communauté.

 

Pour tout lecteur intelligent, tu peux commencer à affuter tes talents avec tes proches, tes amis et tes collègues. N’attend pas de te retrouver avec des inconnus pour développer tes talents sociaux . Si tu es doué avec tes proches, tu le seras avec une superbe femme ou un futur partenaire. Quand tu inviteras cette bombe du boulot au bar, tu pourras rivaliser avec Homère !

 

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